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  FOOT06 Mercredi 14 Novembre

AS CANNES :" Que les tricheurs lèvent le doigt"

Les supporters cannois, c'est bien le plus grave pour le groupe de Stéphane Paille, ne se rongent même pas les ongles pendant les matchs.

A Coubertin, c'est très simple, les inconditionnels d'hier sont devenus les indifférents d'aujourd'hui. Petit à petit, les ambitions affichées au début de saison par les Cannois deviennent des leurres, rien d'autre.

Cela peut paraître ennuyeux, grave, très grave même au point que l'on reparle avec le plus grand sérieux d'une éventuelle descente en CFA, chez les amateurs, à la fin de la saison.
C'est excessif pour le moment alors qu'il reste encore vingt-trois matchs à jouer dans ce difficile championnat National.

Vingt-trois matchs, c'est-à-dire soixante-neuf points à gagner. Excessif peut-être à cette époque de la saison mais en sport, rien n'est impossible.

Aujourd'hui, l'évidence crève les yeux : Cannes est au plus mal, sans vraiment donner l'impression de trop s'en inquiéter.

Les équipiers d'Anthony Losilla ont beau afficher les intentions les plus louables avant chaque rencontre disputée à Coubertin, ils sont régulièrement incapables de tenir leurs promesses. Incapables de concrétiser leurs ambitions. Incapables de gagner le moindre match à La Bocca.


Des chiffres décevants, accablants, implacables

Les chiffres sont là, décevants, accablants mais aussi et surtout terriblement réalistes. Cannes, on ne le répétera jamais assez en cette période de disette, n'a plus gagné le moindre match de championnat à La Bocca depuis la troisième journée du championnat.

Il faut en effet remonter loin pour trouver la seule victoire de la saison remportée par les Cannois devant leurs supporters.

Faites un petit effort - c'est vrai que cela commence à dater -, c'était le 18 août contre Calais... sur un pénalty de Franck Berrier que personne n'avait vu sauf l'arbitre!


6 points sur 21 à domicile

Depuis plus rien ou presque à La Bocca. Plus grave même, Cannes, en sept rencontres sur ses terres, n'a gagné que 6 petits points sur 21 possibles. Un bilan qui en fait l'avant-dernière équipe du championnat à domicile.

Six points glanés face à Calais (1-0), Louhans=Cuiseaux (0-0), Romorantin (1-1) et plus près de nous, samedi dernier contre une bien faible équipe de Beauvais (1-1) qui mena au score jusqu'à la 71e minute de jeu avant d'être rejointe sur un coup franc de Franck Berrier détourné par un défenseur picard dans son but! Pour les Cannois, ce point avait en réalité des allures de miracle. Cannes chahuté - le terme est bien trop faible - à Coubertin lorsque les Rouge et Blanc ne peuvent faire autre chose que céder trois points aux Tourangeaux de Daniel Sanchez (2-1), aux Lavallois de Michel Rodriguez (3-2) ou face à Vannes (1-0), ce leader que personne n'attendait en National.

Bref, à force de perdre point après point sur leur pelouse, les joueurs de La Croisette ont fini par gaspiller ceux qu'ils avaient courageusement gagnés à Pau (1-0), Paris (2-2), Martigues (22), Sète (2-1), Villemomble (1-0) et Istres (0-0).

Dommage! Mais, il faut très vite accepter l'évidence : à Cannes, plus ça va, moins ça va...
Pire, les jours qui arrivent risquent d'être « chauds bouillants » avant la trêve de fin d'année avec quatre matchs difficiles inscrits au programme des Cannois : un déplacement à Rodez dès samedi face aux footballeurs des ex-Cannois Franck Rizetto et Miguel Pacios, avant de recevoir Cherbourg (01/12), de jouer en Arles (08/12) puis d'accueillir SannoisSaint-Gratien (21/12) puis de partir en vacances.

Si cela continue, les Cannois auront bien du mal à éviter les quatre dernières places du championnat avant de découvrir, forcément tête basse, l'année 2008. Alors, que faire?


« C'est tellement plus facile de licencier un entraîneur »

• Changer d'entraîneur? Il est forcément plus facile de remercier une, deux, voire trois personnes que d'en licencier vingt ou vingt-cinq.
Nous avons toujours pensé que licencier un coach à qui on avait accordé sa confiance les yeux fermés cinq ou six mois plus tôt n'était jamais la solution idéale.
C'est simplement plus facile et beaucoup moins coûteux que de se séparer d'une vingtaine de joueurs incapables de respecter leurs engagements.

• La responsabilité des dirigeants? Elle ne doit pas être une seule seconde mise en cause.
Certaines banderoles injurieuses brandies samedi soir à Coubertin n'avaient pas leur place sur un terrain de football.
Il ne faut pas oublier que sans le gros paquet d'Euros injectés par les deux présidents dans les caisses du club depuis leur arrivée, l'AS Cannes n'existerait probablement plus aujourd'hui.

• La responsabilité de la municipalité? Le député-maire Bernard Brochand et son équipe ont toujours été aux côtés du club. La Ville de Cannes a même donné beaucoup - beaucoup trop (?) - d'argent à un club constamment dans le rouge au fil des saisons passées en troisième division.

• La responsabilité des joueurs? Une fois encore, les footballeurs ayant signé un contrat en faveur de l'AS Cannes cette saison savent pertinemment qu'ils ont rejoint Coubertin et La Bocca avec une seule et unique obligation: participer à l'accession du club en Ligue 2 à la fin de la saison.
Un objectif qui demande cette volonté, ce courage, cette hargne et surtout cette humilité qui manque tant aux potes de Losilla.
Une humilité qui oblige certains à savoir accepter la critique des spectateurs, des supporters et des journalistes.

Indignes de la prestigieuse tenue Rouge et Blanche

On ne l'écrira jamais assez mais, aujourd'hui comme hier, porter le maillot de l'AS Cannes n'est pas n'importe quoi.
II faut être capable de se battre, de tout donner pour ce maillot-là.
seulement ceux qui n'acceptent pas les critiques, sont indignes de cette prestigieuse tenue.
En réalité, les seuls responsables du malaise qui, petit à petit, ronge un peu plus encore l'AS Cannes, sont les joueurs.
Eux seuls ont les clés d'un problème qui deviendra de plus en plus inquiétant au fil des défaites et des contre-performances.


Que certains joueurs changent de métier!

C'est aux joueurs de se prendre en main, de rattraper les points et le temps perdus. S'ils en sont incapables, ils doivent quitter un métier qui n'est pas fait pour eux Quitter un club de troisième division est bien la preuve que l'on ne deviendra jamais un joueur professionnel de talent.
C'est la preuve que certains footballeurs cannois - payés pour jouer, il ne faut jamais l'oublier - devraient très vite entrer enfin dans la (vraie) vie active.

Là où l'on bosse trente-cinq heures par semaine, parfois même beaucoup plus pour gagner beaucoup moins qu'un « footeux » de National qui se traîne tous les samedis sur un terrain. Mais ceux là sont-ils capables de faire autre chose que de mal jouer au football?

Les Cannois d'aujourd'hui n'ont aucune excuse à faire valoir. Certains sont des tricheurs qui se cachent derrière de faux prétextes.

Arrêtons, une bonne fois pour toutes, de cautionner les hypocrites du ballon rond. Ils gangrènent le plus beau jeu au monde, à Cannes ou ailleurs!

Hervé SOMNARD(Nice-matin)














 

 
 
 
 

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