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aura donc pas eu de septième
victoire consé¬cutive des
Parisiens sur leur pelouse. La faute
à une ex-cellente prestation
cannoise. Depuis plusieurs semaines
déjà, l'AS Cannes a
retrouvé son jeu. Mais face
à Yenga, meilleur réalisateur
du championnat, Hiaumet, le gardien
de l'ASC s'attendait à passer
une soirée agitée. II
a suffi d'un coup franc d'Haderbache
pour déposer le ballon sur
la tête de Zarour qui devançait
la sortie de Lucas sans trouver le
cadre (17e), pour rappeler aux Parisiens
que les joueurs de Patrice Carteron
étaient venus jouer crânement
leur chance.
Après avoir fait le dos rond,
les joueurs de Cannes se procuraient
de nouvelles occasions. Fouret se
rappelait ainsi à l'arrière-garde
du PFC en obligeant Lucas à
une parade (30e) et la reprise de
Chatila (38e) était contrée
in extremis par la défense
centrale parisienne.
Du côté des pensionnaires
de Charléty, une seule véritable
occasion tranchante. Après
un corner pour les Cannois, Paris
relançait côté
gauche et remontait le terrain en
trois passes, puis Kebe échouait
devant Hiaumet qui se déployait
de tout son long pour préserver
sa cage inviolée (21e). Yenga,
très discret en première
période tentait un lob (24e),
mais sans grand succès. Ce
duel au sommet accouchait d'une souris
à la pause (0-0). Au retour
des vestiaires, les vingt-deux acteurs
réajustaient déjà
leur placement. Le Paris FC opérait
rapidement un changement tactique
en densifiant son secteur offensif
avec l'entrée en jeu de Sarr.
Les Azuréens quant à
eux, poursuivaient avec les onze joueurs
qui avaient commencé la rencontre.
Manque de réalisme.
Dans ce premier quart d'heure de
la deuxième mi-temps, les Cannois,
bien décidés à
goûter aux joies et plaisirs
de la victoire dans la Citadelle imprenable
de Charléty usaient du côté
droit de leur attaque. Les centres
trop approximatifs ne trouvaient pas
preneurs et malgré le tir en
pivot de Fouret (56e), il y avait
peu d'occasions à se mettre
sous la dent. Après un mouvement
collectif parfaitement orchestré
par le milieu de terrain de l'ASC,
Haderbache centrait pour l’avant-centre
cannois dont la tête smashée
à quelques mètres du
but finissait en six mètres.
Kharbouchi (66e) lui aussi perdait
son duel de la tête face au
portier parisien. Voilà, par
manque de lucidité et de réalisme,
le joueurs de Patrice Carteron s'exposaient
à connaître une grosse
désillusion.
Hiaumet héroïque
Les Parisiens, plus poussifs continuaient
de s'appuyer sur Yenga, leur meilleur
buteur qui échouait à
trois reprises devant le gardien azurée
(66e, 76e), qui réalisait une
parade héroïque dans les
pieds de l'attaquant (80e), alors
que tout le public parisien croyait
au but de la victoire.
Lancé dans le dos de la défense
cannoise, Yenga encore lui, tentait
une dernière fois sa chance
(90e+1), mais cette fois manquait
un peu de lucidité et de clairvoyance
pour tromper Hiaumet. Côté
cannois, on se disait alors qu'une
si belle opportunité de ramener
un résultat de Charléty
ne se galvaudait pas. Appliqué
jusqu'a coup de sifflet final, surtout
défensivement, l'AS Canne de
Patrice Carteron trouva des motifs
de satisfaction tout comme son homologue
parisien, Jean Marc Pilorget. Aucune
équipe n'a perdu de points
dans la course à 1a troisième
place. Si les deux équipes
continuent à montrer autant
d'abnégation et de fluidité
dans le jeu jusqu la fin de la saison,
elles pourraient finir sur le podium.
STEEVE FAWIA
PARIS FC - CANNES : 0-0
A Paris, stade Charléty,
Paris FC et AS Cannes 0 à 0.
Arbitre : M. Schmitt, assisté
de Grosbost et Sidi Yakoua Avertissements
Macalou (37e), Yenga (55e) à
Paris; Chatila (42e), Zarour (87e)
à Cannes.
Paris FC: Lucas -
Bennai, Kiaku (Amoah 63e), Diawara,
Weber, Cioni - Bouadla (Sarr 57e puis
Vaugeois 83e), Macalou, Losilla -Yenga,
Alioume. Entraîneur: J.-M. Pilorget.
AS Cannes: Hiaumet
- Marie, Gimenez, Zarour, Paulle -
Kharbouchi (M'Bow 71e), Haderbache
(cap.), Chatila (Kheyari 78e), Ayasse
- Fouret, Baldé (Tschibumbu
71e). Entraîneur: Patrice Carteron.
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